Voici mon dernier montage photoshop, encore une fois sur Dexter... Décidément, il m'inspire beaucoup celui-là ^__^ (crédit au tuto trouvé >ici ^^) Faut dire qu'il est maintenant difficile de passer à côté, vu toutes les affiches qu'on voit en ce moment dans la rue... Y a-t-il eu une autre série télé à avoir bénéficié de ce genre de promo ? Je trouve ça quand même assez incroyable en tout cas ^^''
L'affiche dit :
« Dexter, la série où le gentil est le méchant »
Accroche intéressante : on a l'impression que le schéma traditionnel « perso principal = gentil, face au méchant » est inversé pour : « personnage principal = méchant, face au gentil ». Mais ça va beaucoup plus loin que ça !
Au début, j'avais tendance à voire plutôt Dexter comme un méchant au rabais: certes il tue, mais il y a quand même énormément de choses pour le rattraper. Notamment le fait qu'il ne tue que des meurtriers. Pour la morale américaine, ça l'excuse beaucoup en tout cas lol. On peut aussi parler de son comportement protecteur envers sa s½ur, Rita et ses enfants... Il présente lui-même ce comportement comme une façade, mais on ne le croit qu'à moitié.
Le fait qu'il éprouve un besoin irrépressible de tuer lui fait mettre un peu les pieds dans les deux zones. D'un côté il fait des actes de « méchant » (dans la série, et plus encore dans les bouquins ^^'). C'est qu'il est sadique, ce Dexter ! D'un autre côté, on peut dire que c'est sa nature de tuer, qu'il ne peut pas lutter contre, qu'il a besoin de suivre cette nature pour vivre. On n'oubliera pas non plus son enfance malheureuse : il a vu sa mère se faire découper à la tronçonneuse... Dexter est donc aussi une victime, statut qui le rapproche du côté des « gentils ».
Le trait qui pourrait le placer réellement dans la catégorie des « méchants » est finalement son côté psychopathe : sa famille mise à part, il n'a vraiment rien à faire des autres. Je vais faire un spoiler du 2ème livre (que personne lira donc je peux me permettre lol, sinon, sautez les prochaines lignes :-P). Dexter et Doakes (qui est toujours là, il faut voir les livres comme une dimension parallèle à la série) pourchassent le pire des tortionnaires, qui découpe tout ce qui dépasse (bras, jambes, nez, etc...) pour ne laisser que le strict minimum pour que la victime reste en vie à la fin de l'opération. Dexter voit une idée lumineuse pour se débarrasser de son rival : il propose à Doakes de faire l'appât. Si tout marche : ils attrappent le tueur ; si le tueur est plus malin : Doakes sera hors circuit... :-) Quelle joie quand le Dexter plus ou moins coopératif se rend finalement compte de l'enlèvement de Doakes ! Même pas un esprit plus ou moins revanchard envers son ennemi juré, genre « ah tu va bien mériter ce qui va t'arriver », juste le soulagement d'être libéré d'un poids. Finalement, aucune pensée personnelle envers Doakes. (Après, d'autres circonstances viennent un peu adoucir cet exemple, mais bon)
« gentil / méchant vs. méchant/gentil »... Si on ne sait pas le camp de Dexter, peut être sait-on celui de ses ennemis ? Des criminels meurtriers, qui se font tuer sans jugement et d'une manière en général plutôt douloureuse... Je peux pas m'empêcher de voir ces gens comme des victimes, même si c'est discutable. La police, par contre, est « gentille » sans que ça soit vraiment remis en cause...
J'ai peut-être insisté sur la partie « méchant », mais je voulais dire qu'au final, il est impossible de catégoriser ce personnage dans un schéma manichéen. En faire un pur méchant aurait été, je pense, tout aussi intéressant, mais ce flou est quand même une bonne idée. ^^
